<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>— scriptopolis —</title>
	<atom:link href="http://www.scriptopolis.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.scriptopolis.fr</link>
	<description>Enquêtes sur l’écrit et ses mondes &#124; Writing Studies</description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 May 2013 06:30:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Visage Inconnu</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/visage/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=visage</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/visage/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 06:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énonciations]]></category>
		<category><![CDATA[Mots d'ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Alert]]></category>
		<category><![CDATA[Alerte]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[signage]]></category>
		<category><![CDATA[signalétique]]></category>
		<category><![CDATA[Vigilance]]></category>
		<category><![CDATA[Watchfulness]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2228</guid>
		<description><![CDATA[Il est des alertes qui ont acquis une telle légitimité qu&#8217;elles envahissent les espaces de communication au moindre signalement. Les média traditionnels diffusent les messages du ministère de la justice sur les alertes enlèvement., tandis que les réseaux sociaux relaient, compte après compte, les appels de proches d&#8217;un disparu. Entre deux alertes, ces dangers sont matérialisés de manière plus discrète, plus diffuse, et pour peu que nous n&#8217;y soyons pas attentifs, ces traces sont inaperçues. Pour solliciter la vigilance, ceux qui ont affiché cette note ont choisi de la placer [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/05/visage.jpg"><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/05/visage.jpg" alt="visage" width="399" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2229" /></a></p>
<p>Il est des alertes qui ont acquis une telle légitimité qu&rsquo;elles envahissent les espaces de communication au moindre signalement. Les média traditionnels diffusent les messages du ministère de la justice sur les <a href="http://www.alerte-enlevement.gouv.fr/" target="_blank"> alertes enlèvement</a>., tandis que les réseaux sociaux relaient, compte après compte, les appels de proches d&rsquo;un disparu.<br />
Entre deux alertes, ces dangers sont matérialisés de manière plus discrète, plus diffuse, et pour peu que nous n&rsquo;y soyons pas attentifs, ces traces sont inaperçues. Pour solliciter la vigilance, ceux qui ont affiché cette note ont choisi de la placer près de la poignée, là où le regard des parents se pose lorsqu&rsquo;ils doivent ouvrir la porte.<br />
Une fois lue, la consigne est apparemment simple : il suffit de faire le tri entre ceux que l&rsquo;on connaît et les autres qui trouveront donc porte close. Mais, par nature, les usagers d&rsquo;une crèche ne cessent de se renouveler : comment pourrait-on en accueillir de nouveaux en appliquant strictement ce mot d&rsquo;ordre ? Faut-il appeler le directeur au moindre doute et lui laisser la responsabilité de l&rsquo;ouverture ? Derrière ce sourire affable qui semble familier, n&rsquo;y a-t-il pas un ogre ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/visage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faire le mur</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/faire-le-mur/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=faire-le-mur</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/faire-le-mur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 May 2013 06:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>
		<category><![CDATA[Écologies]]></category>
		<category><![CDATA[Matières]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<category><![CDATA[graffiti]]></category>
		<category><![CDATA[maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[mur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2238</guid>
		<description><![CDATA[Amsterdam, janvier 2013. Les murs font partie intégrante des villes. Omniprésents, ils protègent les citadins, relient les bâtiments entre eux, bordent les voies de circulation, donnent une orientation générale à l’environnement. Faits de briques, de pierres, de béton, de tôle ou de planche en bois, ils contribuent silencieusement à l’ordonnancement des milieux urbains. D’ordinaire, on ne les remarque quasiment pas. Ils sont parmi nous sans qu’on y prête vraiment attention. En revanche, ils sont capables de véritables surgissements : au moment où ils prennent la parole et s’adressent aux passants. Leur [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/05/wall.jpg"><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/05/wall.jpg" alt="wall" width="400" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2239" /></a></p>
<p>Amsterdam, janvier 2013.</p>
<p>Les murs font partie intégrante des villes. Omniprésents, ils protègent les citadins, relient les bâtiments entre eux, bordent les voies de circulation, donnent une orientation générale à l’environnement. Faits de briques, de pierres, de béton, de tôle ou de planche en bois, ils contribuent silencieusement à l’ordonnancement des milieux urbains. D’ordinaire, on ne les remarque quasiment pas. Ils sont parmi nous sans qu’on y prête vraiment attention. En revanche, ils sont capables de véritables surgissements : au moment où ils prennent la parole et s’adressent aux passants. Leur relative inertie se transforme alors en une puissance d’expression remarquable. Placards, affiches, pancartes, enseignes, <a href="http://www.scriptopolis.fr/suggestion" target="_blank">cartes</a>, panneaux constituent les manifestations les plus courantes d’une telle mutation. L’architecture se double d’une dimension sémiotique qui en change radicalement le statut.<br />
C’est aussi sur ce basculement que jouent celles et ceux qui interviennent directement sur le mobilier urbain et font des murs leur principal terrain de jeu. Lettrages, couleurs et différentes formes graphiques s’agencent de manières surprenantes, ils transportent les passants vers d’autres horizons esthétiques et politiques. Mais ces interventions nécessitent parfois de revenir plusieurs fois : “le mur est en cours”. Magnifique expression qui vise à prévenir les éventuels concurrents (colleurs d’affiches, graffeurs ou tagueurs) en quête d’une place attractive que le résultat final n’est pas atteint. Magnifique car elle désigne un positionnement dans la continuité du travail des précédents maîtres d’œuvre. Elle dit remarquablement que l’intervention n’est pas une “simple” couche anodine. Elle fait et refait littéralement le mur, elle le renforce par l’ajout d’autres matériaux à ses composants d’origine, elle entretient sa tenue comme sa teneur.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/faire-le-mur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dessine moi une recherche</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/dessine-moi-une-recherche/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dessine-moi-une-recherche</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/dessine-moi-une-recherche/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 06:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énonciations]]></category>
		<category><![CDATA[Instruments]]></category>
		<category><![CDATA[Surprise]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[dessin]]></category>
		<category><![CDATA[google]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2126</guid>
		<description><![CDATA[Paris, septembre 2011. Je ne me souviens pas des dessins que je faisais à son âge. Je ne crois pas que j&#8217;ai jamais dessiné des technologies. Des télé, des radios, des téléphones ? Peut-être. J&#8217;en doute. J&#8217;ai été vraiment surpris en découvrant ce dessin qu&#8217;elle a fait pour son frère, mais je n&#8217;ai pas su immédiatement ce qui me frappait. Peut-être la manière dont la feuille elle-même, pliée, était censée représenter un ordinateur. Mais aussi cette idée qui semble traverser l&#8217;image : j&#8217;aurais pu dessiner un volcan, mais nous sommes [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/04/googeul.jpg" alt="googeul" width="400" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2127" /></p>
<p>Paris, septembre 2011.</p>
<p>Je ne me souviens pas des dessins que je faisais à son âge. Je ne crois pas que j&rsquo;ai jamais dessiné des technologies. Des télé, des radios, des téléphones ? Peut-être. J&rsquo;en doute. J&rsquo;ai été vraiment surpris en découvrant ce dessin qu&rsquo;elle a fait pour son frère, mais je n&rsquo;ai pas su immédiatement ce qui me frappait. Peut-être la manière dont la feuille elle-même, pliée, était censée représenter un ordinateur. Mais aussi cette idée qui semble traverser l&rsquo;image : j&rsquo;aurais pu dessiner un volcan, mais nous sommes au XXIème siècle, je t&rsquo;offre quatre possibilités. Je t&rsquo;offre les résultats d&rsquo;une recherche.<br />
Une chose est sure, je suis rassuré par ce dessin, d&rsquo;une certain manière. On pourrait être effrayé de trouver le nom (même mal orthographié) d&rsquo;une énorme multinationale dans la production d&rsquo;une petite fille, si omniprésente qu&rsquo;elle contamine l&rsquo;imagination des enfants. Mais on peut aussi voir le bon côté de la chose : au moins Google est présenté ici comme opérateur de la recherche. Je crois que j&rsquo;aurais été plus inquiet de ne voir aucun nom pour encadrer les résultats, ou un gros &laquo;&nbsp;Internet&nbsp;&raquo;. À tout prendre je préfère Google lorsque c&rsquo;est une marque bien visible, identifiable, plutôt qu&rsquo;une infrastructure invisible. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/dessine-moi-une-recherche/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Suggestions</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/suggestion/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=suggestion</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/suggestion/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 11:46:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écologies]]></category>
		<category><![CDATA[Instruments]]></category>
		<category><![CDATA[Marquages]]></category>
		<category><![CDATA[Matières]]></category>
		<category><![CDATA[Modes d'emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[carrelage]]></category>
		<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[map]]></category>
		<category><![CDATA[signage]]></category>
		<category><![CDATA[signalétique]]></category>
		<category><![CDATA[tiles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2087</guid>
		<description><![CDATA[Lisbonne, mai 2009 Visiter une ville inconnue dans un temps limité amène souvent à préparer ce voyage à venir, voire à le simuler, en s’appuyant sur de multiples dispositifs : guides touristiques présentant photos et adresses remarquables, sites réunissant les avis d&#8217;autres voyageurs ou encore logiciel de visualisation des rues. Ces dispositifs servent également, pendant le voyage, de mémoires externes : qui n&#8217;a pas rencontré des touristes plongés dans leur guide plutôt que dans la contemplation du bâtiment situé en face d&#8217;eux, qui n&#8217;a pas observé des voyageurs recherchant désespérément [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2088" alt="Lisbonne-113" src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/04/Lisbonne-113.jpg" width="400" height="400" /></p>
<p>Lisbonne, mai 2009</p>
<p>Visiter une ville inconnue dans un temps limité amène souvent à préparer ce voyage à venir, voire à le simuler, en s’appuyant sur de multiples dispositifs : guides touristiques présentant photos et adresses remarquables, sites réunissant les <a href="http://www.scriptopolis.fr/certifie" target="_blank">avis</a> d&rsquo;autres voyageurs ou encore logiciel de <a href="http://maps.google.fr/maps?oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;q=lisbonne+alfama&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hq=&amp;hnear=0xd19347613ee43b5:0xc37964f5e5b83e8,Alfama,+Portugal&amp;gl=fr&amp;sa=X&amp;ei=qWJ0UZbxJqKN7AaUxoGgBQ&amp;ved=0CNIBELYD" target="_blank">visualisation</a> des rues.<br />
Ces dispositifs servent également, pendant le voyage, de mémoires externes : qui n&rsquo;a pas rencontré des touristes plongés dans leur guide plutôt que dans la contemplation du bâtiment situé en face d&rsquo;eux, qui n&rsquo;a pas observé des voyageurs recherchant désespérément leur chemin, leurs yeux sautant du plan précieusement tenu entre leurs mains au paysage urbain les entourant ? Pour résoudre cette tension, il arrive que l&rsquo;écologie urbaine accueille des plans destinés à ces étrangers de passage, notamment près des lieux qu&rsquo;ils fréquentent en nombre.<br />
Dans ce vieux quartier lisboète, le plan est un peu particulier puisqu&rsquo;il fait littéralement partie du mur face à vous, et se compose d&rsquo;une spécialité locale bien connue, les azulejos hérités des Maures, carreaux de faïence à la <a href="http://www.flickr.com/photos/24151359@N04/5115394074/in/pool-31423316@N00/lightbox/" target="_blank">beauté combinatoire</a>. S&rsquo;il incarne pour le touriste un fil d&rsquo;Ariane en suggérant des chemins dans le labyrinthe de l&rsquo;Alfama, il nous rappelle aussi que, parfois, le territoire est une carte.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/suggestion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Grandes surfaces</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/grandes-surfaces/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=grandes-surfaces</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/grandes-surfaces/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 06:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Circulations]]></category>
		<category><![CDATA[Marquages]]></category>
		<category><![CDATA[Modes d'emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[fruits et légumes]]></category>
		<category><![CDATA[supermarché]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2076</guid>
		<description><![CDATA[Plateau de Saclay, septembre 2012. Depuis plusieurs décennies maintenant, les supermarchés sont devenus des lieux exemplaires d’expérimentations et d’enquêtes. Les marketers sont face à un magnifique terrain de jeu pour tester des produits et des emballages inédits, les designers proposent divers aménagements pour accueillir des techniques de vente renouvelées, les sociologues de la consommation s’émerveillent ou se désolent face à l’effervescence des pratiques qui s’y déploient, les spécialistes en cognition distribuée explorent différents modes de mémorisation et de calcul. Un tel engouement tient en partie au fait que les supermarchés [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/04/grandesurface.jpg" alt="grandesurface" width="399" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2077" /></p>
<p>Plateau de Saclay, septembre 2012.</p>
<p>Depuis plusieurs décennies maintenant, les supermarchés sont devenus des lieux exemplaires d’expérimentations et d’enquêtes. Les marketers sont face à un magnifique terrain de jeu pour tester des produits et des emballages inédits, les designers proposent divers aménagements pour accueillir des techniques de vente renouvelées, les sociologues de la consommation s’émerveillent ou se désolent face à l’effervescence des pratiques qui s’y déploient, les spécialistes en cognition distribuée explorent différents modes de mémorisation et de calcul. Un tel engouement tient en partie au fait que les supermarchés sont des milieux extrêmement fournis en dispositifs matériels et graphiques : rayons, caddies, caisses, étiquettes de prix, codes barres, affiches promotionnelles… Si l’ensemble compose un agencement destiné à accompagner et à équiper les actes d’achat, certains éléments sont plus spécifiquement voués à rendre visible les modalités de rangement et de mise à disposition des différents types de produits. Des panneaux indicateurs désignent les allées et participent de la mise en scène de ces sites de rencontre, pour reprendre cette belle expression redéfinie par Michel Callon. C’est pour échapper à cet atmosphère graphique particulièrement dense que nous sommes partis, pour une fois, faire nos achats dans un tout autre milieu, plus “naturel”. L’objectif était de toucher et récolter directement les aliments, de sentir leurs odeurs, de montrer aux enfants comment ils poussent et murissent en terre ou sur pieds. Pour autant, la circulation dans des champs de fruits et légumes à perte de vue n’était pas uniquement guidée par nos découvertes de proche en proche. Pour éviter de faire des kilomètres inutiles, des panneaux affichaient la direction des cultures, et de grandes banderoles indiquaient leur site de récolte. Ici aussi, c’est au prix d’un système signalétique que l’ordonnancement et l’intelligibilité de cette autre forme de grande surface étaient rendus visibles. Comme si faire son/le marché ne pouvait se passer d’un commerce tenu avec des formes d’inscription.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/grandes-surfaces/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Soin</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/soin/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=soin</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/soin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 06:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>
		<category><![CDATA[Écologies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2067</guid>
		<description><![CDATA[Boston, mai 2011. Les écritures exposées, pour reprendre le terme de Petrucci, sont depuis fort longtemps des éléments essentiels dans l&#8217;écologie graphique des villes. À vrai dire, elles font partie de la ville elle-même, de ce qu&#8217;habiter ensemble un espace organisé, politisé, veut dire. Elles sont au cœur du façonnement de la scripto-polis. Lorsque l&#8217;on pensent à elles, lorsqu&#8217;on les analyse, ou simplement lorsqu&#8217;on vient à y jeter un œil, on les associe surtout au pouvoir, à la solidité, à la durée : en un mot à la monumentalité. Parce [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/04/lettercare.jpg" alt="lettercare" width="400" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2069" /></p>
<p>Boston, mai 2011.</p>
<p>Les écritures exposées, pour reprendre le terme de <a href="http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/jeux-de-lettres/" title="Jeux de lettres" target="_blank">Petrucci</a>, sont depuis fort longtemps des éléments essentiels dans l&rsquo;écologie graphique des villes. À vrai dire, elles font partie de la ville elle-même, de ce qu&rsquo;habiter ensemble un espace organisé, politisé, veut dire. Elles sont au cœur du façonnement de la scripto-polis. Lorsque l&rsquo;on pensent à elles, lorsqu&rsquo;on les analyse, ou simplement lorsqu&rsquo;on vient à y jeter un œil, on les associe surtout au pouvoir, à la solidité, à la durée : en un mot à la monumentalité. Parce qu&rsquo;elles sont institutionnelles, elles peuvent être considérées comme un instrument de pouvoir et de discipline qui met en place une certaine forme d&rsquo;espace public, d&rsquo;atmosphère (politique, commerciale…). Mais c&rsquo;est seulement un aspect de ces mots énormes qui peuplent les lieux publics. Leur force et leur pouvoir s&rsquo;appuient sur des opérations très ordinaires qui, littéralement, les maintiennent. Un travail quotidien grâce auquel l&rsquo;usure et la rouille sont combattues encore et encore. C&rsquo;est trivial. Nous savons cela. Simplement, nous n&rsquo;y prêtons pas attention. Nous remarquons à peine les petits humains qui apparaissent régulièrement à côté de ce « A » gigantesque ou de ce point d&rsquo;exclamation massif, parfois même pendus à eux, et qui en prennent soin.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/soin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ils sont fous ces crétois</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/crazycretans/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=crazycretans</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/crazycretans/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 06:31:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Circulations]]></category>
		<category><![CDATA[Énonciations]]></category>
		<category><![CDATA[Surprise]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[bakery]]></category>
		<category><![CDATA[boulangerie]]></category>
		<category><![CDATA[dessin]]></category>
		<category><![CDATA[traduction]]></category>
		<category><![CDATA[translation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2041</guid>
		<description><![CDATA[Crète, septembre 2011. L&#8217;un des aspects les plus visibles de la mondialisation n&#8217;est pas le &#171;&#160;made in China&#160;&#187; au dos de nombreux produits manufacturés, mais l&#8217;extension géographique de ce qui était autrefois attaché à un territoire, et sa reproduction infinie dans des lieux toujours différents. Les enseignes, lumineuses ou non, le graphisme des grandes entreprises pratiquant la franchise sont autant de motifs reconnaissables entre mille. Non seulement les polices sont toujours identiques, mais les emplacements et produits sont censément substituables, qu&#8217;on soit à Paris, Singapour ou Héraklion. À l&#8217;opposé des [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/03/Obelix.jpg" alt="Obelix" width="400" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2042" /></p>
<p>Crète, septembre 2011.</p>
<p>L&rsquo;un des aspects les plus visibles de la mondialisation n&rsquo;est pas le &laquo;&nbsp;made in China&nbsp;&raquo; au dos de nombreux produits manufacturés, mais l&rsquo;extension géographique de ce qui était autrefois attaché à un territoire, et sa reproduction infinie dans des lieux toujours différents. Les enseignes, lumineuses ou non, le graphisme des grandes entreprises pratiquant la franchise sont autant de motifs reconnaissables entre mille. Non seulement les polices sont toujours identiques, mais les emplacements et produits sont censément substituables, qu&rsquo;on soit à Paris, Singapour ou Héraklion. À l&rsquo;opposé des topos qui rassurent par leur familiarité, le voyageur épris de typicité recherche le petit établissement authentique, celui qui ne peut pas exister ailleurs qu’à l&rsquo;endroit où il se trouve, qu&rsquo;il propose de la nourriture, de l&rsquo;hébergement ou divers services.<br />
Aussi, à l&rsquo;affût de pains et de pâtisseries dans ce petit village crétois, la découverte de cette enseigne surprend-elle. Comme l&rsquo;indique en grec αρτοποιείο et en anglais bakery, il s&rsquo;agit d&rsquo;une véritable boulangerie. Mais si elle est traditionnelle, ouverte depuis plus de 60 ans, que vient faire un personnage de bande dessinée franco-belge, inventé douze ans plus tard, dans cette affaire ? Goscinny ou Uderzo, ses créateurs, ont-ils particulièrement aimé le pain local, ou le boulanger a-t-il été bercé par la lecture d&rsquo;<a href="http://www.asterix.com/encyclopedie/traductions/asterix-en-cretois.html" target="_blank"> Astérix aux Jeux Olympiques </a>?<br />
Si le merchandising est l&rsquo;une des formes avancées du contrôle de la circulation des signes, symboles, icônes et autres figures d&rsquo;une culture populaire, il s’oppose à d&rsquo;autres formes d&rsquo;appropriation. Obélix n&rsquo;a pas simplement été translittéré en Οβελιξάκης ; il a abandonné le maquis crétois qui regorge de lièvres à rôtir pour s&rsquo;enticher de miches de pain… et attirer la sympathie du chaland.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/crazycretans/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Repères</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/reperes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=reperes</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/reperes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 07:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Marquages]]></category>
		<category><![CDATA[Passages]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[quai]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2033</guid>
		<description><![CDATA[Amsterdam, janvier 2013. Tu es venu régulièrement dans cette gare depuis trente ans. La première fois que tu es descendu à Centraal Station, c’était au cours d’un voyage estival avec des amis au début des années 1990. Durant cinq jours seulement, tu as apprécié les caractéristiques architecturales, la multiplicité des modes de transports et, plus généralement l’ambiance qui se dégageait. Ce voyage constituait une des étapes d’un voyage d’un mois à travers l’Europe à l’aide d’un objet écrit particulier : un billet de train InteRail. Tu es alors revenu dès l’année [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/03/reperes.jpg" alt="reperes" width="400" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2034" /></p>
<p>Amsterdam, janvier 2013.</p>
<p>Tu es venu régulièrement dans cette gare depuis trente ans. La première fois que tu es descendu à Centraal Station, c’était au cours d’un voyage estival avec des amis au début des années 1990. Durant cinq jours seulement, tu as apprécié les caractéristiques architecturales, la multiplicité des modes de transports et, plus généralement l’ambiance qui se dégageait. Ce voyage constituait une des étapes d’un voyage d’un mois à travers l’Europe à l’aide d’un objet écrit particulier : un billet de train <a href="http://francais.interrail.eu/enfr/interrail-passes/interrail-global-pass">InteRail</a>. Tu es alors revenu dès l’année suivante, cette fois avec un billet de train classique, pour y passer beaucoup plus de temps, explorer et apprécier d’autres aspects de la ville. Puis tu es revenu encore, pour arpenter des lieux peu fréquentés par les habitants ou les touristes. À l’époque tu accompagnais ceux qui ont développé une passion pour l’inscription de leur nom sur les wagons du métro. À l’image de ceux de New York, les deux principaux dépôts étaient régulièrement investis par des <a href="http://www.graffiti.org/midniterun/flix/nl/metro.html">graffeurs</a> du monde entier. Tu as ainsi eu l’occasion de découvrir d’autres coins de la gare centrale, notamment lors des heures d’attente nocturnes pour prendre le train retour vers l’autre ville des Pays Bas où tu résidais durant ce séjour. Tu es aussi repassé par Amsterdam, pour d’autres séjours touristiques en famille, sans nécessairement transiter par la gare.<br />
Cette fois-ci, tu es venu pour une autre activité d’écriture : finaliser la rédaction d’un projet européen avec des collègues. Tu as alors redécouvert Centraal Station avec cette sensation mêlée de familiarité et d’étrangeté. Le bâtiment et les quais sont toujours les mêmes, mais de nombreux aménagements ont été effectués depuis ton dernier passage : les écrans d’information se sont modernisés et les panneaux directionnels multipliés. Celui qui décline la composition des trains est placé sur le quai, à la manière de ceux pour les TGV. Mais contrairement à tes trajets en France, tu as passé un certain temps à chercher en hauteur les repères qui permettent de se positionner à l’avance en face de ton wagon. Ce n’est qu’au détour du mouvement d’autres voyageurs qu’une marque rouge est apparue sur le quai. Au lieu d’installer de nouveaux panneaux, destinés à certains trains seulement, des carreaux servent de repères, discrets dans le paysage tout en étant particulièrement efficaces. Tu as alors compris que les éléments du bâtiment qui te semblaient si familiers, et relativement immuables, avaient eux aussi été transformés. Tu as également éprouvé combien une simple marque de couleur faisait renaître en toi ces différentes expériences accumulées ici.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/reperes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quarante</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/quarant/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=quarant</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/quarant/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 07:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énonciations]]></category>
		<category><![CDATA[Instruments]]></category>
		<category><![CDATA[Preuves]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[identification]]></category>
		<category><![CDATA[immatriculation]]></category>
		<category><![CDATA[Landes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=2017</guid>
		<description><![CDATA[Capbreton, mars 2013. L&#8217;identification des véhicules est une chose complexe, qui a évolué de nombreuses fois depuis ses prémisses au XVIIIe siècle. Le changement le plus récent a pris la forme d&#8217;une révision de l&#8217;article R322-2 du code de la route, en date du 15 avril 2009. Il a vu la naissance d&#8217;un nouveau système d&#8217;immatriculation, qui a eu pour effet principal de centraliser en un registre national ce qui relevait autrefois des départements, et d&#8217;attacher une fois pour toute le numéro au véhicule, y compris au fil de ses ventes et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2018" alt="quarante" src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/03/quarante.jpg" width="400" height="400" /></p>
<p>Capbreton, mars 2013.</p>
<p>L&rsquo;identification des véhicules est une chose complexe, qui a évolué de nombreuses fois depuis ses prémisses au XVIIIe siècle. Le changement le plus récent a pris la forme d&rsquo;une révision de<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=850775F71FE19CBD0280D3A4E7F73C41.tpdjo12v_1?cidTexte=LEGITEXT000006074228&amp;idArticle=LEGIARTI000006841777&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid"> l&rsquo;article R322-2</a> du code de la route, en date du 15 avril 2009. Il a vu la naissance d&rsquo;un nouveau système d&rsquo;immatriculation, qui a eu pour effet principal de centraliser en un registre national ce qui relevait autrefois des départements, et d&rsquo;attacher une fois pour toute le numéro au véhicule, y compris au fil de ses ventes et reventes. Dans cette transformation, l&rsquo;agencement scriptural de la plaque d&rsquo;immatriculation a lui-même changé : ses couleurs et son texte, désormais composé d&rsquo;une succession de caractères sur le modèle lettres – chiffres – lettres.<br />
Lors des préparatifs de cette modification réglementaire, certains se sont lamentés de la disparition programmée de l&rsquo;association de la plaque et du département ; association anodine et pourtant cruciale : comment allait-on faire pour apprendre aux enfants la géographie française et ses découpages administratifs ? Quels jeux allait-il falloir inventer lors des longs trajets autoroutiers sans ce merveilleux support aux usages multiples ? Comment allions-nous repérer les automobilistes potentiellement dangereux et dangereuses dans le flux des rues qui, à nous, sont familières ? Et surtout, comment allions-nous les insulter, sans aucun indice sur leur lieu d&rsquo;habitation ? Ces nombreuses inquiétudes ont fini par être entendues, et le numéro du département a finalement eu le droit de cité sur la nouvelle plaque. Sauf que.<br />
<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020237128&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id">L&rsquo;arrêté du 9 février 2009</a> qui fixe les caractéristiques et le mode de pose des dites plaques installe dans le lien entre un véhicule et l&rsquo;origine géographique de son propriétaire un jeu qui, lui aussi, change tout. On peut en effet y lire, à propos du numéro de département : « Le choix de cet identifiant territorial est libre et peut ne pas avoir de lien avec le domicile du titulaire du certificat d&rsquo;immatriculation. » Le nouveau règlement installe ainsi deux degrés d&rsquo;identification dans le même objet, chacun relevant d&rsquo;attachements distincts. Tandis que le premier, l&rsquo;identification du véhicule, s&rsquo;est rigidifié en devenant une sorte de deuxième de numéro de série, le second est devenu plus lâche, susceptible de témoigner de liens d&rsquo;autres natures. De ton côté, découvrant cette porte ouverte aux brouillages de piste, tu avais tout de suite su le numéro que tu aurais aimé voir figurer sur ta plaque d&rsquo;immatriculation le jour où il aurait fallu en changer. Deux chiffres qui auraient plusieurs vertus : porter à ton esprit, au gré d&rsquo;un coup d&rsquo;œil, quelques effluves de pins et quelques belles vagues ; pacifier tes relations avec les autochtones lors des rares vacances que tu passerais là-bas ; te rappeler à la promesse que tu t&rsquo;es donné en arrivant dans la région parisienne : non pas retourner finalement d&rsquo;où tu venais, mais partir passer quelques vieux jours en ce beau pays.<br />
Des années plus tard, une série d&rsquo;évènements ont simplifié les choses et le vœu fut exhaussé presque par hasard. Un déménagement (toujours en région parisienne, malheureusement), l&rsquo;obligation découverte à la limite du délai légal, d&rsquo;obtenir un nouveau certificat d&rsquo;immatriculation (qui serait, assurément, à la nouvelle norme), une demande par correspondance qui traîne, la réception de la carte grise toute neuve la veille de ton départ. Sur place, le garagiste a dû trouvé étrange de voir arriver ce type qui venait faire changer sa vieille plaque 92 avec un sourire jusqu&rsquo;aux oreilles. Il n&rsquo;a jeté qu&rsquo;un coup d&rsquo;œil au certificat, ne recopiant que le code identifiant désormais ta voiture. Il n&rsquo;a pas posé de questions, n&rsquo;a pas regardé ton adresse. Une semaine plus tard, tu remontais sur Paris heureux comme un gamin avec de belles plaques 40.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/quarant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Voisinage</title>
		<link>http://www.scriptopolis.fr/voisinage/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=voisinage</link>
		<comments>http://www.scriptopolis.fr/voisinage/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 07:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>scriptopolis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énonciations]]></category>
		<category><![CDATA[Mots d'ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Passages]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie de l'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropology of writing]]></category>
		<category><![CDATA[bruit]]></category>
		<category><![CDATA[espace public]]></category>
		<category><![CDATA[noise]]></category>
		<category><![CDATA[public space]]></category>
		<category><![CDATA[respect]]></category>
		<category><![CDATA[slience]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scriptopolis.fr/?p=1984</guid>
		<description><![CDATA[Paris, juin 2012. Longtemps, il n&#8217;y eut à Paris que très peu de salles de concert par rapport à d&#8217;autres capitales européennes : matériel sonore défaillant, absence d&#8217;autorisation de la préfecture, manque d&#8217;intermédiaires de marché ou encore interdiction du territoire pour les musiciens, les amateurs de rock devaient aller à Londres ou à Bruxelles pour voir leurs artistes préférés. Depuis les années 1980, les petites salles se sont multipliées, accueillant différents publics dans des endroits autrefois réservés à l&#8217;habitation. Dès lors, Les normes d&#8217;insonorisation qui s&#8217;appliquent à ces lieux sont [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.scriptopolis.fr/wp-content/uploads/2013/03/chuchoter.jpg" alt="chuchoter" width="400" height="400" class="alignnone size-full wp-image-1985" /></p>
<p>Paris, juin 2012.</p>
<p>Longtemps, il n&rsquo;y eut à Paris que très peu de salles de concert par rapport à d&rsquo;autres capitales européennes : matériel sonore défaillant, absence d&rsquo;autorisation de la préfecture, manque d&rsquo;intermédiaires de marché ou encore <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brussels_Affair_%28Live_1973%29" target="_blank">interdiction du territoire pour les musiciens</a>, les amateurs de rock devaient aller à Londres ou à Bruxelles pour voir leurs artistes préférés.<br />
Depuis les années 1980, les petites salles se sont multipliées, accueillant différents publics dans des endroits autrefois réservés à l&rsquo;habitation. Dès lors, Les normes d&rsquo;insonorisation qui s&rsquo;appliquent à ces lieux sont drastiques et nul, depuis les bâtiments alentours, ne pourrait identifier les musiciens qui sont à l&rsquo;oeuvre. Mais il existe une zone intermédiaire problématique entre l&rsquo;espace confiné des salles et l&rsquo;espace privé du voisinage : l&rsquo;espace public, le trottoir où stationnent ceux qui viennent de sortir, s&rsquo;embrassant, mangeant et buvant, fumant, parlant, au risque de déranger ces voisins qui n&rsquo;ont pas partagé cette expérience musicale.<br />
Contre cette nuisance par rebond, il existe des solutions radicales comme la fermeture des salles, transformant Paris en <a href="http://www.slate.fr/story/12751/paris-nest-plus-une-fete" target="_blank"> ville morte</a>. D&rsquo;autres solutions portent la marque du compromis : exiger le silence d&rsquo;une foule excitée par la musique et dont la sensibilité auditive est diminuée n&rsquo;est pas raisonnable, mais demander à tous ces récents spectateurs de chuchoter devrait les amener à parler à peu près normalement.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.scriptopolis.fr/voisinage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Dynamic page generated in 0.902 seconds. -->
<!-- Cached page generated by WP-Super-Cache on 2013-05-21 17:28:48 -->
